Le 14 août dernier, la municipalité a signifié son refus de voir le magasin Super U s’installer sur la zone d’activité de Montauban comme il était prévu de longue date. Il s’agit là d’une décision qui peut être lourde de conséquences pour notre commune. Il est regrettable que la commission municipale des finances et des activités économiques dont je fais partie n’ait été ni consultée ni même informée en temps utile de cette prise de position.
Certes le dossier est complexe et les arguments avancés par la municipalité pour justifier son refus sont à prendre en considération. Toutefois, quelques aspects du problème auraient mérité d’être pris en compte avant de trancher aussi brutalement.
Il est compréhensible que les gérants du super U souhaitent moderniser et agrandir leur magasin. Celui-ci est trop petit et installé sur deux niveaux ce qui n’est pas très pratique pour les clients en particulier pour les personnes handicapées.Il est indispensable de conserver à Carnac un magasin de bricolage. L’enseigne actuelle doit élargir son offre notamment en matière de jardinage et de matériaux ce qui suppose un espace extérieur important. Le projet des deux enseignes prévoit la création de 38 emplois à l’année et de 72 emplois en saison. Ces propositions sont les bienvenues par ces temps de chômage massif.
divers_018__500x281_.jpg La municipalité doit prendre en compte ces éléments et ne pas se contenter d’un refus sans appel. Il y a sans doute des solutions alternatives à trouver et à mettre en œuvre. Pourquoi Monsieur Bricolage ne pourrait-il pas s’installer dans la zone d’activité de Montauban ? La surface commerciale envisagée ne dépasse pas les 4 000 m² réglementaires. Des enseignes du même type existent dans des zones d’activités de taille comparable (Point P à Toul Garros par exemple). Le cas de Super U est un peu plus complexe. Pour des raisons financières, le déménagement du magasin suppose que le terrain sur lequel il est bâti soit vendu. Un promoteur immobilier s’est déclaré intéressé à condition d’acquérir également le terrain contigu qui appartient à la commune (voir un précédent billet). L’affaire aurait pu être conclue car la municipalité de Jacques Bruneau était favorable à cette solution. Mais il se trouve que ces terrains sont situés dans une zone classée inondable dans le PPRL. En conséquence, il y a très peu de chance qu’un ensemble de logements puisse être construit à cet endroit. Par contre, l’extension d’une surface commerciale serait peut être acceptée.
Il est hautement souhaitable que la commission municipale des activités économiques soit saisie de cette affaire. Il faut que toutes les propositions soient examinées afin de trouver une solution conforme à l’intérêt des exploitants et des consommateurs.