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Jean-Claude Harry
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Coupe de France: Carnac vs Ploemel

Dimanche prochain, dans le cadre du 3ème tour de la Coupe de France de football, Carnac sera opposé à Ploemel.
Soyons nombreux pour soutenir notre équipe ! carnac_ploemel.jpg

Super U : Il faut trouver une solution alternative

Le 14 août dernier, la municipalité a signifié son refus de voir le magasin Super U s’installer sur la zone d’activité de Montauban comme il était prévu de longue date. Il s’agit là d’une décision qui peut être lourde de conséquences pour notre commune. Il est regrettable que la commission municipale des finances et des activités économiques dont je fais partie n’ait été ni consultée ni même informée en temps utile de cette prise de position.
Certes le dossier est complexe et les arguments avancés par la municipalité pour justifier son refus sont à prendre en considération. Toutefois, quelques aspects du problème auraient mérité d’être pris en compte avant de trancher aussi brutalement.
Il est compréhensible que les gérants du super U souhaitent moderniser et agrandir leur magasin. Celui-ci est trop petit et installé sur deux niveaux ce qui n’est pas très pratique pour les clients en particulier pour les personnes handicapées.Il est indispensable de conserver à Carnac un magasin de bricolage. L’enseigne actuelle doit élargir son offre notamment en matière de jardinage et de matériaux ce qui suppose un espace extérieur important. Le projet des deux enseignes prévoit la création de 38 emplois à l’année et de 72 emplois en saison. Ces propositions sont les bienvenues par ces temps de chômage massif.
divers_018__500x281_.jpg La municipalité doit prendre en compte ces éléments et ne pas se contenter d’un refus sans appel. Il y a sans doute des solutions alternatives à trouver et à mettre en œuvre. Pourquoi Monsieur Bricolage ne pourrait-il pas s’installer dans la zone d’activité de Montauban ? La surface commerciale envisagée ne dépasse pas les 4 000 m² réglementaires. Des enseignes du même type existent dans des zones d’activités de taille comparable (Point P à Toul Garros par exemple). Le cas de Super U est un peu plus complexe. Pour des raisons financières, le déménagement du magasin suppose que le terrain sur lequel il est bâti soit vendu. Un promoteur immobilier s’est déclaré intéressé à condition d’acquérir également le terrain contigu qui appartient à la commune (voir un précédent billet). L’affaire aurait pu être conclue car la municipalité de Jacques Bruneau était favorable à cette solution. Mais il se trouve que ces terrains sont situés dans une zone classée inondable dans le PPRL. En conséquence, il y a très peu de chance qu’un ensemble de logements puisse être construit à cet endroit. Par contre, l’extension d’une surface commerciale serait peut être acceptée.
Il est hautement souhaitable que la commission municipale des activités économiques soit saisie de cette affaire. Il faut que toutes les propositions soient examinées afin de trouver une solution conforme à l’intérêt des exploitants et des consommateurs.

Les salines polluées

Tous les ans les salines sont envahies par une prolifération d'algues. Cette masse compacte, peu esthétique, gâche le paysage et dégage une odeur nauséabonde qui gène considérablement le voisinage. divers_013__500x281_.jpg Face à cette situation, La municipalité semble désarmée. Les courriers adressés par le Maire aux propriétaires restent sans effet. Pourtant, vu le préjudice que ce phénomène porte à la station et les troubles de voisinage qu'il engendre, il serait possible de prendre un arrêté municipal pour contraindre les propriétaires à prendre les dispositions nécessaires pour assainir ce plan d'eau. Il est grand temps de réagir. Une pétition (voir) est actuellement en ligne pour débloquer la situation.

Les finances communales à l'heure de l'austérité

La situation financière de la commune se dégrade.

Hormis les impôts locaux, les principales recettes de la commune sont en diminution. En 2014, la dotation de l’Etat va diminuer de 250 000 € environ soit 13,8% de moins qu'en 2013. Celle-ci ne représente plus que 11% des recettes de la commune contre plus de 20% en 2006. La situation n’est pas près de s’améliorer puisque le gouvernement prévoit 11 milliards de réduction de ses dotations aux collectivités locales jusqu’en 2017. Le produit des jeux du casino de Carnac régresse d’année en année. En conséquence le reversement à la commune ( 15% de ce produit) suit le même chemin avec pour 2014, une nouvelle baisse de 250 000 € ( - 25%) prévue au budget. On estime également que la taxe sur les droits de mutation devrait diminuer d’environ 100 000 € en raison de la baisse des transactions immobilières sur lesquelles est assise cette taxe. Au total, c’est plus de 600 000 € de recettes en moins en 2014 pour les finances communales.

Une mauvaise décision

Cette dégradation aura en tout état de cause , d’une manière ou d’une autre, des conséquences négatives pour les Carnacois. Il s’agit donc de choisir le moindre mal pour faire face à cette situation difficile. En augmentant la taxe d’habitation et la taxe foncière de plus de plus de 9%, les élus ont choisi la facilité. Ils ont opté pour la pire des solutions dans la mesure où l’augmentation de ces impôts va avoir un impact direct sur le budget de beaucoup de familles carnacoises déjà mis à mal par la crise. L’économie locale va souffrir encore davantage de la réduction du pouvoir d’achat qui va résulter de cette décision.

Que faire ?

1° Il faut continuer à gérer avec rigueur les dépenses de fonctionnement sans se faire trop d’illusions sur le résultat dans la mesure où les élus ne possèdent que peu d’emprise sur ces dépenses. Les salaires des fonctionnaires sont fixés dans un cadre national. La commune subit comme tout à chacun les augmentations du gaz, de l’électricité , des carburants etc…

2° Il est nécessaire de mieux gérer les investissements en les limitant au strict minimum indispensable et en privilégiant ceux qui présentent une possibilité de retour rapide. Par exemple, investir 600 000 € sur 4 ans dans la modernisation du réseau d’éclairage public, comme l’a fait la précédente municipalité, est un bon investissement dans la mesure où l’on peut espérer une économie sur la consommation tout en améliorant la qualité du réseau. Par contre, l’installation, pour 130 000 €, de caméras de surveillance à l’efficacité douteuse aurait du être abandonnée.

3° Il est impératif d’obtenir davantage de subventions. En 2013, le montant des diverses subventions obtenues auprès des différents organismes représentent 6% du total des investissements réalisés. C’est très insuffisant. Pour ne prendre qu’un exemple, est-il normal que l’essentiel des dépenses liées au musée de la préhistoire soit assuré par la commune pour un coût d'environ 500 000 € par an alors que cet établissement est le plus grand musée d’Europe pour la période néolithique ? Ne peut-on obtenir davantage de soutien des différents acteurs publics ou privés ?

4° Il faut emprunter davantage. Ces dernières années, la commune n’a fait aucun emprunt. Les dépenses d’investissement ont été autofinancées à hauteur de 80% . Cette phobie de l’emprunt n’est pas raisonnable. Les investissements importants concernent des équipements dont la durée de vie se mesure souvent en dizaines d’années. Il est donc normal d’étaler leur financement dans le temps donc d’emprunter ,certes de manière prudente ,mais cette pratique est indispensable à une bonne gestion.

En limitant les investissements, en agissant pour obtenir plus de subventions et en empruntant davantage il est possible de réduire la part de l'excédent du budget de fonctionnement consacré aux investissements et soulager ainsi cette section pour ne pas avoir à augmenter les impôts. C'est sur ces orientations politiques que je vais représenter l'association des citoyens de Carnac à la commission des finances.

Vers un assouplissement de la loi littoral ?

MLS.jpeg On sait que la loi littoral interdit toute nouvelle construction dans les hameaux sur le territoire des communes où cette loi s'applique. Notre commune est concernée dans la mesure où tous les villages de Carnac sont considérés comme des hameaux.
Michel Le Scouarnec, sénateur communiste du Morbihan, a présenté avec une quinzaine d'autres collègues de droite et de gauche, un amendement au projet de loi sur l'avenir de l'agriculture, l'alimentation et la forêt actuellement en discussion au parlement. Cet amendement ( voir )offre la possibilité, sous certaines conditions, d'urbaniser les dents creuses dans les hameaux qui ne sont pas situés dans des zones proches du rivage.
Malgré l'avis défavorable du gouvernement, cet amendement a été adopté par le Sénat dans sa séance du 12 avril dernier. Son adoption définitive dépend maintenant du vote des députés. Voilà de quoi redonner quelques espoirs aux habitants des villages de Carnac qui ont des projets immobiliers bloqués depuis des années.

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